Coordonner les programmes
Planifier et suivre l'élaboration et la révision des programmes de formation professionnelle ainsi que des supports pédagogiques et didactiques.
Réservé aux agents de la Direction des Curricula et des Innovations Pédagogiques.
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Rattachée à la Direction générale de la Formation professionnelle et technique, la DCIP conçoit les programmes, produit les supports et promeut l'innovation pédagogique.
La DCIP définit la stratégie globale, planifie, coordonne et supervise la mise en œuvre de l'ensemble des activités de la direction.
Par la plateforme GEM, outil national de Gestion, d'Évaluation et de Mutualisation des programmes, la Direction pilote le répertoire des programmes et partage les ressources pédagogiques.
Planifier et suivre l'élaboration et la révision des programmes de formation professionnelle ainsi que des supports pédagogiques et didactiques.
Assurer le suivi et l'évaluation de la mise en œuvre des curricula dans les établissements de formation professionnelle et technique.
Assurer la promotion et la mise en œuvre des innovations pédagogiques au service de la qualité des apprentissages.
Assurer la mise en œuvre des technologies éducatives et leur intégration dans les pratiques de formation.
Assurer l'accompagnement pédagogique des formateurs des établissements de formation professionnelle et technique.
Chaque division porte un pan de la chaîne qui va de l'analyse d'un métier à la ressource mise entre les mains du formateur.
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L'enjeu central de la formation professionnelle est l'adéquation entre ce qui est enseigné et ce que les métiers exigent réellement.
Cette adéquation n'est jamais acquise. Les techniques évoluent, les normes changent, de nouveaux métiers apparaissent tandis que d'autres se transforment. Un référentiel qui n'est pas révisé se périme, et ses titulaires arrivent sur le marché du travail avec des compétences décalées.
La réponse de la Direction tient en trois points : associer systématiquement les professionnels du secteur à l'écriture des référentiels, interroger les employeurs lors de chaque campagne d'évaluation, et déclencher une révision dès que l'écart est établi plutôt qu'à échéance fixe.
Le suivi de l'insertion des sortants constitue l'indicateur final : c'est lui qui dit si l'adaptation a été réussie.
Introduire l'innovation dans un système de formation suppose de distinguer ce qui améliore réellement les apprentissages de ce qui ne fait que les moderniser en apparence.
La Direction procède donc par expérimentation encadrée : une démarche nouvelle est testée dans un nombre limité d'établissements, avec un protocole d'observation défini avant le démarrage et des indicateurs convenus. La généralisation ne vient qu'ensuite, et seulement si les résultats la justifient.
Le numérique occupe une place particulière. Il permet de simuler des gestes coûteux ou dangereux, de mutualiser des ressources rares et de suivre finement les progressions. Il ne remplace pas le plateau technique ni la présence du formateur.
L'enjeu est d'équiper sans creuser les écarts entre établissements bien dotés et établissements isolés.
L'offre de formation professionnelle reste concentrée sur un nombre limité de filières, alors que l'économie nationale ouvre des besoins dans des domaines encore peu couverts.
Diversifier suppose d'abord d'identifier les métiers porteurs, en s'appuyant sur les orientations de l'Agenda national de transformation et sur le dialogue avec les branches professionnelles. Il faut ensuite écrire les référentiels correspondants, ce qui demande de trouver les professionnels capables d'en décrire les compétences.
La contrainte la plus forte est matérielle : une filière nouvelle exige un plateau technique et des formateurs qualifiés, deux ressources qui ne se créent pas en une rentrée.
La Direction privilégie donc l'ouverture progressive, adossée à des établissements pilotes, plutôt que la multiplication d'implantations insuffisamment équipées.
La qualité ne se décrète pas : elle se constate, se mesure et se corrige.
Le dispositif d'évaluation de la Direction repose sur la grille officielle APC — quarante critères, quatre champs, cent vingt points — complétée par les enquêtes auprès des apprenants, des formateurs et des employeurs. Chaque cotation doit être adossée à des éléments de preuve vérifiables.
Les résultats ne servent pas à classer les établissements mais à identifier ce qui doit être corrigé : un équipement manquant, une qualification à renforcer, un module mal séquencé, un référentiel à réviser.
Le suivi dans le temps est essentiel. C'est la comparaison entre deux campagnes successives qui dit si une correction a produit son effet.
L'efficacité d'un programme de formation professionnelle se juge en dernier ressort à l'insertion de ses sortants.
La Direction suit cet indicateur par des enquêtes conduites plusieurs mois après la sortie, qui mesurent l'accès à l'emploi, sa nature et son adéquation avec la formation suivie. Ces enquêtes interrogent aussi les employeurs sur la maîtrise professionnelle constatée.
Les résultats alimentent directement le plan de révision : un programme dont les sortants s'insèrent mal signale soit un référentiel décalé, soit une mise en œuvre défaillante, soit un débouché saturé. Chacune de ces causes appelle une réponse différente.
L'accompagnement vers l'emploi — stages, alternance, relations avec les branches — relève d'un travail partenarial avec l'ONFP et les organisations professionnelles.
L'accès à la formation professionnelle et technique reste inégal selon le territoire, le niveau de revenu et le genre.
Les inégalités territoriales tiennent à la concentration des plateaux techniques : certaines filières ne sont offertes que dans quelques établissements, ce qui impose un déplacement ou un hébergement hors de portée de nombreuses familles. La mutualisation des ressources et le développement de formations partiellement à distance atténuent cet effet sans le supprimer.
Les inégalités de genre sont marquées dans les filières industrielles. Les lever suppose d'agir en amont sur l'orientation, mais aussi de traiter les conditions concrètes d'accueil dans les établissements concernés.
La Direction suit ces écarts par filière et par région, et en rend compte dans le tableau de bord national.
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